dimanche, mai 14, 2006

La Quatrième Révélation

Il serait presque honteux, dans certains milieux, de dire que l’on a lu Dan Brown. J’ai sans doute cédé à l’effet de mode en lisant Anges et Démons avant le Da Vinci Code, mais honnêtement je ne le regrette pas. Ce n’est pas de la grande littérature, d’accord, mais j’ai trouvé ça distrayant et bien monté. Et puis quoi ? Allongé sur le bord de la piscine en sirotant un campari orange sous le soleil des Canaries, on n’en demande pas plus !
Et je peux bien l’avouer maintenant, j’ai remis ça en mars dernier, sous le ciel bleu de Malte cette fois, en lisant la Quatrième Révélation d’Olivier Delorme, que l’on surnomme déjà le Da Vinci Code gay.

Il faut dire aussi que sans ce bon vieux Ratzinger, qui n’était pas encore pape à l’époque, jamais je n’aurais acheté le livre de Dan Brown. Mais ce brave homme enrageait et s’était fendu d’un communiqué de presse déconseillant à ses fidèles la lecture d’une œuvre rien moins qu’hérétique. Du pain béni pour Dan Brown, car ce genre de déclaration est la plus belle publicité que l’on puisse lui faire auprès d’anticléricaux et bouffeurs de curés de mon genre !
Et là, avec la sortie prochaine du film, c’est avec un plaisir non dissimulé que je vois à nouveau nos monsignore, jésuites de tous poils et numéraires de l’Opus Dei monter au créneau. S’il vous plait, mes bien chers frères, soyez donc charitables et partager je vous prie votre sainte colère. Olivier Delorme, qui nous dévoile les penchants sodomites de St Paul, vaut bien une petite excommunication ! Les auteurs Français, eux aussi, méritent toute votre attention et un sérieux coup de goupillon, un peu d’indulgence que diable !


La Quatrième Révélation, Olivier Delorme, Edition H&O, 2005
Le juge
Bergeret a quitté la magistrature pour renouer avec les études byzantines de sa jeunesse. Il découvre des parchemins couverts de signes phalliques dans la bibliothèque d'un monastère grec et parvient à percer leur secret. Cette écriture cryptée cache une vie de Saint Paul; révélant une des plus grandes impostures de l'histoire de l'humanité, ces parchemins mettent en cause l'un des piliers du christianisme.

vendredi, mai 12, 2006

Du dégoût et de la haine


Une seule bougie vacillante se reflète en une infinité de flammèches minuscules scintillant dans l’obscurité. Une voix monocorde récite la longue litanie des noms du million et demie d’enfants juifs morts dans les camps. En sortant du pavillon des enfants du mémorial Yad Vashem à Jerusalem, tous mes efforts ne parvenaient plus à retenir mes larmes. Je ne saurai jamais dire le sentiment de révolte et de haine qui me submergeait.

Je conserve comme un bien précieux cette médaille commémorative héritée de mon grand-père déporté en Allemagne. Elle représente un corps décharné entouré de deux mots : « Niemals Vergessen », n’oubliez jamais.

Et pourtant, vous avez la mémoire courte ! Vous, les moutons bien pensants dépositaires de vérités uniques et primaires, vous qui supportez le vlaams belang et autre front national, votre imbécillité monstrueuse est encore meurtrière 60 ans après. Regardez vos mains, elles sont couvertes du sang qui coule sur les trottoirs d’Anvers, celui d’une jeune femme dont le seul tort fut de naître noire, et celui d’un enfant innocent qui a rejoint ceux de Yad Vashem.
Vos idées criminelles et vos paroles assassines ont pressé la gâchette tout autant que le doigt du monstre que vous avez engendré.
Aujourd’hui, le sentiment de révolte que je ressentais à Jerusalem n’a d’égal que la haine et la désespérance que vous m’inspirez. Etes-vous aveugles et amnésiques ou désespérément cons ?

mardi, mai 09, 2006

Les mots impudiques

Ces mots, je ne te les dirai pas et tu sais pourquoi puisque toi et moi, nous sommes si semblables. Nous nous ressentons si profondément qu’entre nous, ils paraîtraient superflus ou impudiques. Je peux tout lire dans ton regard car il est le nôtre en partage et en cadeau ; je l’interroge et il répond, je doute et il m’apaise, et nous en rions.
Donc pas de mots entre nous, ceux-là je les écrirai ici parce que j’en suis fier, mais tu ne les liras jamais.
J’ai vécu quelques unes de tes souffrances et de tes déceptions, j’ai connu ces chemins escarpés que tu as parfois empruntés et où tu as failli te perdre. J’ai imaginé tes solitudes qui me laissaient désarmé.
Et il y eut ces sept années de séparation et d’incompréhension, et ce fut mon chemin solitaire, pavé de doutes et de faiblesses. Tu n’étais plus là pour répondre à mes interrogations et j’ai sombré, mais comme toi, je me suis relevé plus fort que jamais. Sept ans, et je suis revenu, je t’ai tout dit et enfin nous nous sommes retrouvés.
Le temps est passé et le lien qui nous uni aujourd’hui est indestructible, il est tissé de nos rires et de nos sanglots, il est gravé à jamais dans nos cœurs. C’est un lien de sang, celui qui coule dans mes veines et qui m’a donné la vie, le tien, papa.
Le temps est un barbare, je te vois vieillir et te meurtrir, je te sens fragile pour la première fois de ma vie.
Dis-moi que le temps qui m’angoisse n’est pas encore venu. Je ne veux pas te voir défaillir.
Je veux encore prendre le temps, le temps de te dire je t’aime. Longtemps...

dimanche, mai 07, 2006

Comment Elastique perd son temps ...

Gaydar addicted, c'est où la cure de désintoxication ?

C'était génial, comme d'hab :-)

Nous nous sommes retrouvés samedi soir, comme nous le faisons une à deux fois par mois. Nous formons un groupe plutôt hétéroclite, le plus jeune à 29 ans, le plus âgé en a 65. Il y a des Bruxellois, un Anversois et un Carolo, un Brésilien, un Catalan et moi. Qu’est-ce qui peut bien nous unir ? Simplement le plaisir de passer une soirée ensemble, de tout se dire, de rire, de se regarder vivre. Que du vrai bonheur, merci la vie !

samedi, mai 06, 2006

Faut un titre pour tout ?

Samedi, j'ai pas vu la semaine passer ! Faut que je m'active un peu...j'ai une fâcheuse tendance à rêvasser devant ma tasse de café, et devant la deuxième, et puis la.... bon la cafetière est vide, ça règle le problème. Je prends ma douchushuaia, Nicolas Hulot et tout, je boucle mon sac, et en route, ça fait du bien de rentrer chez soi. Deux heures de route et je suis à Bruxelles. Oui, enfin les heures sont approximatives sur la E411, tendance élastique. Troisième année de travaux, troisième année de bouchons, y reste vraiment plus un p'tit fond dans la cafetière ?

mardi, mai 02, 2006

Un sourire, des yeux que l’on fixe ou qui se baissent, une silhouette qui capture le regard, et il est déjà trop tard, je l’ai croisé, il s’éloigne et suit son chemin opposé au mien. Dans un instant, quelques secondes au plus, je l’aurai oublié.
Dans d’autres circonstances, à un autre moment, dans un autre lieu, il aurait pu rentré dans vie et moi dans la sienne. C’était peut-être lui, mais je ne le saurai jamais.

Nous, on s’est rencontré à l’instant et au lieu précis ou nos existences devaient se croiser. Il n’avait rien de ce passant captivant, mais le hasard a voulu que nous soyons là au bon moment, au bon endroit. Nous nous sommes aimés avec passion, nous nous sommes lassés avec le temps. Nous nous sommes quittés, ce n’était pas lui.

Lui, c’est qui, c’est où, c’est quand ?

Je la tiens ma définition : un blog c'est un truc qui vous fait retomber en adolescence, faut que j'arrête avant la crise de puberté !!

lundi, mai 01, 2006

Merci ma poule

Enfin libre ! Elles ont survécu à la dioxine et échappé à la grippe aviaire, juste pour le plaisir de se faire sauter au basilic (et non pas au basilique, là c'est m'sieur l'curé qui se fait...)



Poulet sauté au basilic, pour 2 personnes :
400 g de blancs de poulet coupé en cubes (filets de poulets élevés en plein air)
2 cuil. à soupe d’huile de tournesol ou d’arachide
3 cuil. à soupe d’ail haché finement
3 cuil. à soupe d’échalotes hachées finement
2 petits piments frais, verts ou rouges
2 cuil. à soupe de nuoc nam
2 cuil. à café de sauce soja1 cuil. à café de sucre en poudreune grande poignée de basilic frais ciselé, thaïlandais ou ordinaire

C'est un peu égocentrique ce machin !

Elastique devant son blog : "c'est un peu égocentrique ce machin !"
Elastique n'est pas rentré à Bruxelles ce week end, Elastique voulait se reposer, résultat : Elastique s'em...
Pourtant Jean-Claude avait téléphoné, il avait insisté, "mais oui viens ! on ira à l'Oasis et on dînera avec Alex, Joseph, Michel et Marc". Mais non, l'Elastique pantouflard est resté à la maison.
Ah oui, l'Oasis ? heu..il faut bien que le corps exhulte, non ? Bof.
Elastique aurait pu sortir à Luxembourg, mais Elastique est têtu : "plus question de sortir à Luxembourg", demandez lui pourquoi...il refusera obstinément de répondre ! Cherchez du côté de ses ex...
Elastique revient devant son blog : "c'est un peu égocentrique ce machin !"

Elucubration



Mondialisation, Délocalisation, Exploitation, Expulsion, Exclusion, Epuration, Soumission

Civilisation, Evolution, Collaboration, Opposition, Contestation, Protestation, Libération

Divagation